BILLETS D'HUMEUR SUR L'ANNEE 2009...
Je ne vous parlerai pas de la crise économique qui ne manquera pourtant pas d'avoir des conséquences directes sur les thématiques humaines qui préoccupent la LICRA (aggravation des inégalités, xénophobie, repli communautaire, racisme ...).
Je souhaite simplement partager avec vous quelques commentaires au fil de l'actualité 2009.
Décembre
Le Hamas "fête" ses 22 ans
Comme en 2007, pour les vingt ans du Hamas, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblés à Gaza pour célébrer les vingt deux ans du mouvement terroriste palestinien. Lors de cette manifestation, une même banderole proclamait en arabe et en anglais : « Nous ne reconnaîtrons jamais Israël ». Le Hamas, régime totalitaire s’il en est, continue, après trois ans d’un gouvernement calamiteux, de se peindre sous les traits du combattant victorieux. Son principal objectif : affaiblir le Fatah, régime corrompu s’il en est. Les maisons détruites de Gaza ne sont toujours pas reconstruites, qu’importe le Hamas bénéficie des subsides syriens et iraniens pour acheter des armes et exige de la communauté internationale qu’elle reconstruise Gaza. D’ailleurs, les menaces européennes et américaines d’asphyxier Gaza pour faire céder le Hamas n’ont jamais été mises en œuvre. L’Europe et les Etats-Unis continuent de payer ! Les positions radicales du Hamas vis-à-vis d’Israël perdurent, Gilad Shalit est toujours séquestré. Les Palestiniens de Gaza, quant à eux, sont plus pauvres que jamais, otages de l’incurie et de l’aveuglement de feu le régime Arafat qui n’a jamais su tenir un discours de vérité à son peuple et a offert le pouvoir aux fascistes du Hamas en désespérant son peuple. La LICRA, doit-on le rappeler, a vocation à prendre position sur ces sujets en tant qu’ONG dotée du statut consultatif spécial auprès du Conseil Economique et Social de l’ONU et du Conseil de l’Europe. Ce ne sont pas seulement avec des communiqués de presse que nous pourrons agir pour favoriser la sécurité dans cette région et pour lutter contre les méfaits de la propagande active du Hamas.
Novembre
Le débat sur l'identité nationale
Le lancement par M. Eric Besson d’un débat sur l’identité nationale divise. Tout le monde s’accorde à reconnaître le sujet comme politiquement et philosophiquement fondamental, utile pour préciser les contours du Vivre ensemble français pour les années à venir. Mais, beaucoup aussi s’accorde à trouver le moment et la façon mal choisis. La proximité d’une campagne électorale fait en effet courir le risque de voir le sujet dévoyé notamment par l’extrême-droite, cela a déjà commencé. Et clore le débat par un colloque à la veille des élections régionales laisse circonspect. Enfin, confier l’organisation de ce débat aux préfets ne peut qu’étonner, surtout quand on consulte le livret qui doit les aider à conduire les débats présentés dans « le Figaro » d’il y a quelques semaines. Je pense néanmoins que ce sujet ne doit pas être escamoté et je crois que la LICRA avait vocation à s’exprimer dans ce débat car elle participe, par son action et sa réflexion, à la conscience civique de notre République. Il est entendu que la France n’est pas une nation ethnique : des vagues successives d’immigration ont enrichi la France depuis deux siècles. Ces hommes et ses femmes se sont assimilés, on dira aujourd’hui intégrés, et on fait de la France leur patrie. En ayant laissé pendant plus de vingt ans le FN détourner le sens des symboles de la République, on a détourné les Français, anciens et nouveaux venus, de la conscience d’appartenir à une nation. Selon moi, la vraie question n’est pas seulement de définir ce qu’est « être français », c’est celle du Vouloir Vivre ensemble en respectant les valeurs qui fondent notre démocratie : l’égalité des sexes, la laïcité, le respect d’autrui, la liberté d’expression. Quel projet démocratique et citoyen commun nous donne envie de Vivre ensemble et de nous reconnaître, au delà de nos origines culturelles différentes, comme Français ?
Octobre
L’échec de Farouk Hosni à l’Unesco : une victoire pour les droits de l’Homme mais un combat qui continue
Comme l’a officiellement exprimé la LICRA, je ne puis que me réjouir de la défaite de M. Farouk Hosni à l’élection pour la direction de l’Unesco. Cette institution internationale onusienne chargée de promouvoir l’éducation, les sciences et la culture ne pouvait être dirigée par un homme ayant tenu, de façon répétée, les propos antisémites et antisionistes que l’on sait. Je rappellerai que le combat contre l’élection de Farouk Hosni était aussi celui d’intellectuels et journalistes égyptiens courageux et non asservis à l’autocratie de M. Moubarak. Depuis 22 ans qu’il est ministre de la Culture en Egypte, M. Hosni n’a jamais lutté contre la censure, il n’a fait que servir le pouvoir qui l’a nommé. Les artistes et intellectuels égyptiens qui soutenaient sa candidature sont rémunérés depuis des années par le ministère. Quant aux soutiens français, on a pu constater leur extrême rareté, hormis quelques « noms illustres »: Jack Lang, Serge Klarsfeld, Henri Guaino ! Cette élection révèle, selon moi, l’instrumentalisation politique dont les instances internationales font l’objet. Durban 2 nous l’avait démontré : le Conseil des droits de l’Homme est une coque vide. L’Assemblée générale de l’ONU est la tribune des despotes dont on tolère, au nom de la démocratie, l’intolérance sans borne, à l’instar de M. Kadhafi qui jette la DUDH ou de M. Ahmadinejad fustigeant encore et toujours « le complot sioniste mondial » et insultant la mémoire de millions de morts dans la Shoah. La situation est grave. L’échec de M. Hosni est une victoire mais la guerre n’est pas gagnée, loin s’en faut. Nous devons agir pour que nos démocraties cessent d’être le terrain d’expression des manipulateurs de l’Histoire, des fossoyeurs des valeurs universelles qui ont donné des droits inaliénables aux hommes et aux femmes, droits qu’aucune religion, aucune appartenance ethnique, aucune idéologie ne saurait leur retirer. Espérons que Madame Bokova saura faire de cette institution un espace de savoir et d’échange sans céder d’une part aux sirènes du pragmatisme diplomatique, d’autre part à des projets comme l’Alliance des civilisations, cheval de Troie des obscurantistes.
Septembre
La vidéo polémique de Brice Hortefeux : tout ça pour ça ?
Les propos tenus par Brice Hortefeux à l'université d'été de l'UMP, filmés à son insu par un journaliste puis mis en ligne par "le Monde", ont crée une polémique d'abord très politicienne avant d'émouvoir l'opinion. Ma conviction est qu’un ministre de la République doit être comptable de ses mots. On ne dit pas n’importe quoi, même dans un cadre privé ou champêtre, un verre de rosé à la main. La blague de mauvais goût prend logiquement une tournure dramatique. Mais en visionnant attentivement la vidéo, j'ai surtout été sidéré par les attitudes et propos de l'entourage du ministre : Jean-François Copé lance la blague puis les militants embrayent en exposant leur conception d'une vraie intégration "à la française" (boire de la bière, manger du porc). Brice Hortefeux suit avec cette fameuse saillie qu'il a probablement crue "drolatique". Première leçon : le 'off' n'existe plus et aucun personnage public ne peut tenir de propos ou avoir des gestes équivoques sans risquer une exposition immédiate sur le Net. La transparence a du bon dans une démocratie, elle a aussi ses effets pervers : l'emballement médiatique, la démagogie, le règne du politiquement correct. Deuxième leçon, concernant la LICRA cette fois ci. A quoi aura servi la visite de notre délégation au ministre le 13 septembre ? La LICRA ne doit pas accepter le "circulez, y a rien à voir" quand la polémique est si intense même si on la trouve exagérée. Les personnes qui se sont senties blessées méritent de recevoir des excuses afin d'apaiser les tensions, qu'il s'agisse ou pas d'un malentendu. Nier, c'est souvent s'enfoncer. Selon moi, la LICRA doit demander de nouveau au Ministre de présenter ses excuses pour cette blague de mauvais goût. Parallèlement, la polémique doit cesser de prendre une tournure politicienne et de règlement de compte. Racisme décomplexé ou pas, l'émotion était trop forte, les doutes trop persistants pour qu'on se contente de dire "l'affaire est close". Le président Nicolas Sarkozy a d'ailleurs rappelé qu'un ministre doit faire attention à ce qu'il dit où qu'il soit. C'est bien en effet notre opinion !
Août
Palmarès des personnalités préférées : le paradoxe français.
Racistes les Français ? On est tenté de répondre ‘non’ considérant la liste des personnalités préférées des Français parue dans le JDD ce mois ci… Sur les quinze premiers, neuf sont des descendants d’immigrés européens et africains. Du leader Noah, aux humoristes venus de l’autre rive de la Méditerranée (Dany Boon n°2, Gad Elmaleh n°3, Jamel Debbouze n°11), en passant par les incontournables Aznavour et Zidane : mais oui, la France est une terre de tolérance absolue. Regardons derrière les apparences. Qu’apprécient vraiment les Français chez ces people ? Quelles qualités leur sont reconnues ? Un tel palmarès n’avoue-t-il pas un déni, celui d’une France intolérante au fond. Une France qui s’absout parce qu’elle est la ‘patrie des Droits de l’Homme’ et qu’elle place un noir métis, un kabyle et un marocain juifs sur le podium de ses personnalités préférées… Ce même monsieur admirant Noah et interrogé par les sondeurs, quelle est sa réaction quand sa fille lui présente son amoureux d’origine camerounaise ? Cette même dame qui adore Jamel tolèrerait-elle que son fils fréquente une musulmane ? Et cette grand-mère amoureuse de Gad Elmaleh sera-t-elle enthousiaste à l’idée que son petit-fils épouse une juive et passe shabbat chez sa belle famille ? Ces personnalités sont aimées parce que leur destin est atypique. On ne craint donc rien d’eux, ils ne se multiplieront pas trop et serviront à montrer que la France « aime sa diversité ». L’affection de l’opinion publique est due au succès qui a permis à ces hommes et ces femmes de changer radicalement de catégorie sociale et économique. Les riches, voire les très riches, n’ont plus ni couleur, ni religion, ni handicap (Mimi Mathy est n°6). L’argent et la gloire, donc l’inaccessible pour beaucoup, les ont rendus aimables et paradoxalement inaccessibles. Les stars ne vivent plus vraiment dans la société réelle, celle où l’on croise ces racistes et ces antisémites qui déclarent aimer Thierry Henry ou Patrick Timsit et se défendent en proclamant ‘avoir un copain arabe’. J’espère que je me trompe, que ce palmarès illustre vraiment la réussite de 80 ans de lutte antiraciste. Mais la réalité du terrain de la LICRA m’oblige à en douter !
Juillet
Le jugement controversé dans l'affaire Ilan Halimi
Le verdict rendu dans l’affaire du meurtre d’Ilan Halimi a suscité la polémique. Je le dis d’emblée : la sanction infligée à Youssouf Fofana, criminel et antisémite autoproclamé, est à la hauteur des faits. Mais, le huis clos des débats, décidé en raison de la minorité de certains prévenus au moment des faits, a perverti la portée éducative du procès. En effet, il n’a fait que légitimer la loi de l’omerta régnant dans la cité de Bagneux où Ilan Halimi était séquestré. Ainsi, le caractère antisémite des faits n’est pas apparu clairement à l’opinion publique en raison de la non publicité des débats. Les logorrhées violemment antisémites de Fofana, jouant le rôle du psychopathe délirant, étaient inintéressantes. C’est davantage la perméabilité de sa paranoïa antijuive sur ses ignares complices qui méritait une analyse approfondie. La douleur et la colère d’une mère peuvent amener à des écarts de langage. Mais fallait-il, pour autant, que les « institutions juives », Crif en tête, parlent au nom des parties civiles, des Français juifs voire de la République pour exiger l’appel du Parquet ? On ne juge ni ne rejuge sous le feu de l’émotion populaire, surtout quand la justice est interpelée au nom d’une « communauté » par des représentants autoproclamés. En menaçant de manifester, en faisant pression sur les pouvoirs publics à grands renforts de déclarations médiatiques, ces « institutions » ont donné du grain à moudre aux adeptes du pouvoir phénoménal du "lobby juif". Dieudonné et Faurisson ont du bien rire ! Lisez les forums sur Internet faisant suite aux articles sur le sujet, j’en ai eu froid dans le dos… Je partage l’opinion de l’écrivain Marc Weitzmann : « les institutions juives se sont piégées elles-mêmes ». Mais j’ajoute : une fois de plus, elles prennent en otage les juifs français en s’octroyant le droit de parler en leur nom et participent de la gestion communautariste des affaires publiques par nos gouvernants, toutes tendances confondues.
Juin
La liste Dieudonné aux élections européennes : billet d'humeur !
Revoilà ce pauvre hère de Dieudonné rongé par l’antisémitisme. Il présente, pour ces élections européennes, une liste 100 % antisioniste. Depuis 1948, l’antisionisme politique fait des ravages dans certains milieux politiques radicaux européens et dans la plupart des pays arabo-musulmans. C’est une forme tordue et hypocrite de l’antisémitisme, une sorte de contournement idéologique, juridique et médiatique qui permet aux racistes de s’afficher « convenablement » antisémites sans être trop inquiétés. On peut critiquer les orientations gouvernementales d’un Etat, mais il est proprement scandaleux de vouloir le supprimer. En voulant supprimer Israël, les racistes pensent se débarrasser du « problème juif » qui les obsède. Ne nous y trompons pas : l’antisionisme antisémite est devant nous. Il va se répandre comme une traînée de poudre. Ne pas lutter contre, nous militants de la Licra, est une faute grave. Nous sommes face à un redoutable racisme moderne. Cela étant, je pense que le président de la république a tort de vouloir interdire la liste Dieudonné et d’en faire la publicité. Je ne crois pas qu’il franchira la barre des 3 % ! Laissons-le dans son petit coin nauséabond au fond du jardin…
Mai
Berlusconi et l’immigration clandestine : une voie inquiétante pour l’Europe
Le 14 mai, sous la pression de députés de la Ligue du Nord, parti protectionniste, séparatiste et xénophobe, le parlement italien a adopté une nouvelle loi sur la sécurité intérieure et l’immigration. Un délit « d’immigration et de séjour » a ainsi vu le jour punissant tout clandestin d’une amende de 10 000 euros maximum et ceux qui les logeraient de trois ans de prison. Plus grave encore : la loi encourage la dénonciation de clandestin. Dans la même veine, des « associations de citoyens » ont désormais toute légitimité de se substituer à la police de quartier pour effectuer des rondes afin de repérer les clandestins, voire les SDF. La régression fascisante est évidente : comment, dans une rue, identifier un clandestin ou enfant de clandestin parmi les quidams ? Hormis le délit de faciès ou la délation du voisinage, on voit mal sur quels critères se baseront ces citoyens miliciens ! De plus, les accords passés entre Rome et Tripoli pour faciliter le refoulement direct de clandestins secourus ou capturés dans les eaux internationales en disent long sur le degré d’humanité animant la politique d’immigration du président Berlusconi. Sans parler des conditions dans lesquelles ces clandestins sont accueillis par le président Kadhafi … Pas étonnant dans ces conditions que militaires italiens et libyens fassent patrouille commune. Ces dérives sont inquiétantes et le contexte de crise ne va pas arranger les choses. Une politique européenne cohérente et humaine en matière d’immigration est indispensable et, à l’instar du travail accompli par Patrick Gaubert à Bruxelles durant son mandat de député, nous devons résister à la tendance d’externaliser les conséquences de cette question par des pays tiers aussi peu respectueux des droits humains que la Libye.
Avril
Les Chrétiens dans le monde : les grands oubliés de l'antiracisme
Silence, on tue ! On tue des Chrétiens tous les jours au Proche et au Moyen-Orient. On vide ses contrées accueillantes de toute trace chrétienne. Bientôt il ne restera plus rien du christianisme, comme il ne reste plus grand-chose du judaïsme. Malheureusement, les Media et nos grands penseurs ferment les yeux sur ces massacres. Pas très « tendance »… Les Chrétiens sont les grands oubliés de l’antiracisme. Le drame n’est pas religieux, il est encore une fois politique. Chut, ne pas déranger notre grande et belle diplomatie… Mais la Licra ne peut pas y rester indifférente, parce que son sigle comporte un I majuscule que nous devons faire vivre.
Mars
La lutte contre les discriminations : une des nouvelles formes du combat antiraciste
L'égalité républicaine promise par notre devise est aujourd'hui souvent traduite par le principe de l'égalité des chances. En effet, selon le quartier où l'on habite, le réseau familial dont on dispose, les liens relationnels tissés au cours d'un certain type de cursus estudiantin, à compétences égales, on ne disposera pas des mêmes chances de réussir sa vie, principalement professionnelle. Corriger ces inégalités est un devoir n'incombant pas qu'à l'Etat : toutes les forces sociales doivent être interpelées (syndicats, entreprises, associations, partis politiques, médias etc.). C'est indispensable pour la paix sociale des temps à venir. Mais attention ! La grave erreur qui est faite notamment par Yazid Sabeg, nommé Commissaire à la diversité, ou Patrick Lozès le président du Cran, c'est de dévier le sujet de la lutte contre les discriminations vers la mesure statistique de la "diversité". Leur justification : les discriminations à l'emploi ou au logement touchent le plus souvent les personnes supposées d'origine étrangère, donc, en comptant ce qu'ils appellent les "minorités visibles", on luttera contre les discriminations. Je dis non : ce n'est pas avec des quotas ethniques que la France traitera de façon plus égale ses citoyens. Au-delà de la nécessaire prise de conscience générale, c'est en menant une politique collective volontariste grâce aux instruments législatifs et aux outils pratiques (testings, cv anonyme, enquête interne dans les entreprises, recrutement par habileté, etc.) déjà à notre disposition pour lutter contre les discriminations directes et indirectes. La France et les Français refusent de se compter en groupes ethno-raciaux ou ethno-religieux. Cela n'a aucun sens dans notre République à moins de céder aux sirènes du communautarisme. Même le président Obama qui a bénéficié de l'affirmative action en a dénoncé les effets pervers lors de son discours de Philadelphie !
Février
L’Eglise catholique romaine, Benoît XVI et le négationnisme
Que l’Eglise œuvre pour l’unité des catholiques et, au-delà, des Chrétiens, c’est honorable mais c’est son affaire. Que le pape Benoît XVI estime qu’au nom de cette unité, il faille absoudre des prélats ordonnés par Mgr Marcel Lefebvre, c’est limite, mais passe encore. En revanche, que l’un d’entre eux en profite pour réaffirmer, à la télévision suédoise, que les chambres à gaz n’ont pas existé, là ce n’est plus supportable. Décidément, Vatican II passe encore bien mal chez ces ultras de l’Eglise catholique, chez ces calotins latinistes confits dans leurs vieilles croyances d’ancien régime. Le monde change, l’Eglise change, pas eux. La LICRA a bien fait de réagir. Mais il y a des lois Gayssot qui se perdent !
Janvier
Gaza - Israël
Malgré le drame de la guerre et la pression médiatique qui passe en boucle les mêmes images, n’oublions pas que ce type de conflit sert aux antisémites du monde entier pour hurler leur haine contre les Juifs. N’oublions jamais qu’aujourd’hui la haine antisémite n’est plus circonscrite à l’extrême-droite. Dans les manifestations pro-Hamas, les slogans antijuifs sont légion. N’oublions pas aussi Israël. Israël qui, pour la seule année 2008, a reçu plus de 3000 roquettes. N’oublions pas que la majorité des démocrates - qu’ils soient de confession juive ou musulmane - rejette le terrorisme antisémite financé par l’Iran. L’espoir est là.
Janvier
L'élection historique d'Obama
Autre espoir. L’élection d’Obama. Sans tomber dans des considérations démagogiques, l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche soulève un immense espoir. Celui de revoir cette Amérique que l’on aime, grande démocratie avec cette belle constitution qui commence par ces mots : « We the people… ». Dans le Droit de Vivre, au lendemain des attentats du 11 septembre, j’avais écrit que l’on devrait avoir deux pays : le sien et les Etats-Unis. Je confirme. En regardant la cérémonie d’investiture sur le National Mall, à quelques pas du Capitole, je n’ai pu m’empêcher, comme beaucoup, de penser à Martin Luther King et à son rêve…
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